Association Mozaic | La RIDZcompagnie en résidence à Châteauvallon – scène nationale
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La RIDZcompagnie en résidence à Châteauvallon – scène nationale

La RIDZcompagnie en résidence à Châteauvallon – scène nationale

La RIDZcompagnie est en résidence de recherche du 20 au 31 juillet 2017 à Châteauvallon – scène nationale pour sa nouvelle création « MIWA ».

En 2016, Mozaïc a été missionnée par Châteauvallon pour mettre en place un dispositif concerté de soutien pour la création dans le Var, qui se traduit notamment par l’organisation de résidences de recherche et de création. Pour plus de détails concernant cette mission déléguée, vous pouvez consulter cet article. Le premier partenariat ayant été fort concluant en 2016, il a été renouvelé cette année selon les mêmes conditions. La RIDZcompagnie est le premier adhérent de Mozaïc à profiter du dispositif en 2017.


« MIWA », UNE CRÉATION JEUNE PUBLIC/TOUT PUBLIC

« MIWA » est un projet Jeune Public/Tout Public en cours d’élaboration inspiré des animations d’Hayao Miyazaki.
"Princesse Mononoké", de Hayao Miyazaki
"Princesse Mononoké", de Hayao Miyazaki

Pourquoi l’œuvre d’Hayao Miyazaki ?

Parce que son univers repose sur la pédagogie, l’éveil de l’enfance, la curiosité, les valeurs universelles et la nature. Parce que les héros sont principalement des enfants dans son œuvre. Ils sont à la fois forts, vulnérables, craintifs et téméraires. Parce que ces enfants ont une vision du monde naïve, enthousiaste et spontanée qui permet de vivre et de percevoir les événements autrement, à travers leur regard. Parce que le créateur ne laisse pas de place au jugement de valeur et se concentre au contraire sur l’importance des choix tout au long de la quête.

Les axes de recherche de cette création

Simonne Rizzo souhaite orienter son travail autour de plusieurs idées qui lui sont chères dans l’œuvre de Miyazaki. Il s’agit notamment de l’androgynie des personnages, de la remise en cause d’un stéréotype idéal féminin, de l’absence d’érotisation, de l’enjeu de la quête personnelle, et enfin, de la place accordée aux déplacements et mouvements qui transforment les animations en de véritables chorégraphies.

Le processus de création de MIWA

En écho à l’univers d’Hayao Miyazaki, le dessin sera le point d’ancrage de la création, duquel naîtront des costumes aux formes multiples. Les danseurs travailleront alors avec les singularités et contraintes de cette nouvelle matière chorégraphique, qui sera également le point de repère pour la création scénographique et les lumières.

Le projet implique donc en amont un dessinateur, William Bruet, une costumière-plasticienne, Corinne Ruiz, quatre danseurs et un scénographe numérique, Michaël « Caillou » Varlet ».

"Le Château ambulant" d'Hayao Miyazaki
"Le Château ambulant" d'Hayao Miyazaki

Rencontre avec Simonne Rizzo, chorégraphe de la RIDZcompagnie : retour sur sa démarche artistique.

Simonne Rizzo, chorégraphe de la RIDZcompagnie, nous parle de l’étape de recherche dans une création artistique.
La résidence de recherche : les enjeux

C’est la toute première résidence pour « MIWA », l’étape de recherche. Avant cela, la chorégraphe a longuement mûri le projet de la pièce, se retrouvant pendant des mois baignée d’images, de flashs, de sensations… La résidence de recherche arrive alors pour poser pragmatiquement les idées. Il s’agit maintenant de respecter les étapes pour dessiner le squelette du projet, et ne pas se détourner de cette idée fixe afin de construire un propos chorégraphique compréhensible et cohérent. La résidence de recherche dessine également les premières contraintes : les accepter est bénéfique pour le projet, tout comme l’inconnu vers lequel plonge l’artiste.

« On ne sait pas en avance où l’on va, et c’est aussi cela qui fait la beauté de la création. »

Simonne Rizzo ne connait pas encore l’évolution de ce projet, mais elle en a le point de départ : le dessin.

RIDZ-résidence Châteauvallon (6)
RIDZ-résidence Châteauvallon (1)
La résidence de recherche : l’avancement.

William Bruet dessine : depuis début juin, deux carnets de croquis autour des thèmes et des valeurs d’Hayao Miyazaki sont déjà sortis de son imagination. Il crée aussi bien des personnages que des formes hybrides. Depuis le début de cette résidence, il entame un nouveau carnet de recherches avec de nouvelles idées en fonction des échanges avec la chorégraphe.

« Ce qui en ressort aujourd’hui, c’est la constante mutation de la forme. »

Les dessins servent à créer les costumes, ils déterminent donc tout l’univers, la danse, la lumière, ils jouent sur la construction de la pièce. La résidence de recherche est, à l’image de ces illustrations, un chemin qui se dessine.

Simonne Rizzo a commencé la résidence seule durant les quatre premiers jours.

« Ça m’a été très bénéfique, ça m’a permis d’avancer avant l’arrivée de l’équipe, pour dessiner la trame, le squelette pour qu’ensuite ensemble, on arrive à tenter. »

Ce temps de recherche lui a permis de faire un point sur les thèmes de Miyazaki par rapport à son positionnement, pour voir les corrélations, les contre-points, etc. Elle peut ainsi créer le lien :

« Je vois comment approfondir les thèmes et surtout comment les apporter au public, parce qu’il est nécessaire d’être clair dans sa démarche. »

RIDZ-résidence Châteauvallon (2)
RIDZ-résidence Châteauvallon (3)

Simon Dimouro, danseur ayant déjà travaillé avec Simonne sur sa précédente création « Un certain rythme », participe à la recherche,

« Simon connait mon travail, mon imaginaire. Ça a permis de faire le point sur les outils de travail à essayer, à garder et à étirer »

Simon est un danseur hybride qui vient de l’univers hip-hop : nourri de sa danse, il apporte sa manière d’aborder les mouvements, le sol, etc.

Corine Ruiz, la costumière, est également passée voir l’évolution du travail à plusieurs reprises au cours de cette résidence de recherche.

« Ça lui permet de se projeter, notamment dans la scénographie. Juste en regardant, elle convoque son imaginaire. »

RIDZ-résidence Châteauvallon (5)

Grâce à cette première résidence de recherche, la chorégraphe a pu ainsi dégager un squelette de son imaginaire. La résidence aide ainsi à la projection du projet :

« Châteauvallon est un magnifique point d’ancrage, c’est une réponse à  la création qui permet de fixer un premier cadre. Tu rêves, tu testes sans trop approfondir encore. La recherche est ce moment assez court qui permet de voir si ça fonctionne sans entrer dans le détail. »

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