La compagnie Si tu m'apprivoises en résidence à Châteauvallon - scène nationale - Association Mozaic
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La compagnie Si tu m’apprivoises en résidence à Châteauvallon – scène nationale

La compagnie Si tu m’apprivoises en résidence à Châteauvallon – scène nationale

Une nouvelle compagnie de Mozaïc était en résidence à Châteauvallon-scène nationale du 16 au 26 octobre dans le cadre de notre partenariat dont vous trouverez le détail dans cet article !

Fondée en 2009, la compagnie Si tu m’apprivoises… est composée de deux jeunes femmes issues du CRR Toulon Provence Méditerranée. Curieuses de tout ce qui les entoure, elles questionnent, s’interrogent et créent selon leurs envies de dire, de montrer, de comprendre… Rencontre avec Vanessa et Rêveline alias Patricia et Françoise et leur bodygard en chef, Geoffrey !

Parlez-nous…du spectacle :  LES ARISTOCHATTES

Françoise et Patricia sont les aristochattes. Véritables vedettes starlettes en robe à paillettes, elles assument tout, leurs chorégraphies déjantées , leurs rouges a lèvres trop édulcorées. Un brin fleur bleue, naïves et innocentes, Françoise et Patricia n’en oublient pas pour autant les problèmes de la société dans laquelle elles vivent et rêvent d’un monde meilleur.

« Les Aristochattes ne sont pas dans l’agression, il s’agit de créer une bulle de fantaisie qui fait du bien. L’idée est de dénoncer avec légèreté, à travers deux personnages au regard naïf. »

Derrière cette fausse superficialité, les personnages défendent les droits et libertés et délivrent un message humaniste à travers leur regard naïf. Pour cela, les Aristochattes fonctionnent à l’improvisation, c’est avant tout une création collective. C’est même aujourd’hui devenu véritablement un concept que la compagnie aimerait  décliner sous d’autres formats.

"Les Aristochattes" Photographie © Geoffrey Fages
Parlez-nous…du projet : LES ARISTOCHATTES, version WEB-SÉRIE

Créé en 2012 le spectacle est en mouvement perpétuel. Si l’esthétique et les sons kitch des années 80/90 représentent le cadre immuable du show, les chansons et sketchs quant à eux bougent avec l’actualité, s’engagent avec la maturité, questionnent la société.

La résidence à Châteauvallon a pour objectif de penser le spectacle sous un autre format, celui de la web-série, pour une diffusion sur des plateformes en ligne type YouTube. Ce projet traduit un désir d’évolution nécessaire pour un tel objet artistique qui s’est construit progressivement et a pris de l’ampleur (et des fans !).

« Pour le spectacle, l’accouchement était long mais bébé est là, en bonne santé, et on a envie d’en prendre soin ! »

« On arrive aujourd’hui à un endroit où on veut l’emmener partout, le sortir des petites salles. C’était très bien au début, très formateur, on a pris du plaisir à le faire évoluer. Maintenant, avec une équipe qui s’est agrandie, on aimerait quelque chose de plus étoffé, pour donner davantage de sens. »

Et pour cela, la compagnie a choisi de passer par le format web-série, et de prolonger l’idée de ces deux personnages en décalage, mais sans les rendre pathétiques. Face à la profusion de propositions sur le net, il reste maintenant à déterminer le format le plus juste pour porter les voix de Patricia et Françoise.

« Le format, c’est la clé qu’on cherche, il faut maintenant trouver un format qui nous corresponde, trouver comment on veut donner le fond, et ne pas rester dans les cases YouTube, chercher des pistes en dehors des sentiers. »

En termes d’influences et d’inspirations, il s’agit donc pour les artistes de se détacher de ce qu’il se fait déjà sur YouTube : ils souhaitent s’inspirer davantage des esthétiques de films, de séries et de documentaires.

L’enjeu est aussi dans l’objet « web-série » : se lancer dans une production de plusieurs épisodes demande à réfléchir sur la cohérence d’ensemble, sur la pertinence des enchaînements dans la série. Aujourd’hui, il manque encore le fil, même si les artistes ont beaucoup de contenu.

« D’ailleurs, c’est un projet qui est hybride au plateau, donc ce sera la même chose pour la web-série, qui restera aussi fortement liée aux chansons. »

L’idée derrière ce nouveau projet est également de penser différemment la diffusion du spectacle et l’approche du public  :

« On veut ramener le public de la web-série au spectacle, toucher d’autres personnes et les faire venir au théâtre ».

Comme le spectacle, les épisodes seront donc accessibles à tous les publics, avec différents niveaux de lectures.

Lors de cette résidence, et en parallèle de leur travail d’écriture, les artistes de la compagnie ont également organisé un bal vintage à Châteavallon le 24 octobre dernier. Les Aristochattes étaient au rendez-vous, couleurs et ambiances années 80 assurées !

Parlez-nous…de vos autres projets.

La compagnie a d’autres projets sur le feu, notamment grâce à la visibilité qui leur est offerte par un spectacle qui crée un engouement, un enthousiasme autour des personnages.

« Les Aristochattes nous permettent de créer d’autres choses »

Dans le cadre du « coup de projecteur de La Garde », la compagnie consacrera en Janvier 15 jours à la création de « Corpus Christine », un spectacle qui questionne les liens oubliés entre la science et le théâtre et dont vous pourrez voir les premières représentations les 16 et 17 janvier au théâtre du Rocher à La Garde.

"Dictionnaire fou du corps" par Katy Couprie
©escalier en spirale segmenté, inventé par H.E. Arnold, brevet déposé le 9 juin 2008

Toujours dans cette lancée, la compagnie vous attend en mai pour un autre RDV au théâtre du Rocher : les artistes mettront en voix et en espace une conférence de 1923 qui aurait pu tomber dans l’oubli, et dans laquelle John BS Haldane prononce un discours visionnaire et surprenant de vérité de nos jours…

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